SCHEMA D’INTEGRATION ECONOMIQUE

PAR MOUSSA DIAKITE in Le défi de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest, Paris, L’Harmattan, 1997

  • Nécessité d’organisation de tailles moyenne par cercles concentriques.

En s’y prenant trop à la fois pour se regrouper, ils courent le risque de s’alourdir et d’être incapable de former le grand ensemble homogène auquel ils aspirent. Une approche par cercles restreints offre opportunément aux Etats toute la latitude nécessaire de réaliser  rapidement et facilement leur dessein unitaire sans déchirures et sans gaspillage de temps et de ressources.

  • La définition précise des objectifs de l’intégration et la nécessité d’une programmation réaliste.

Le grand dessein qui doit nourrir en terme d’urgence absolue la politique d’intégration économique en Afrique de l’Ouest est d’assurer à court terme la survie des populations en luttant contre  la misère, la faim, la soif, la maladie, l’ignorance. Dans ce cas il convient de déterminer les domaines prioritaires d’intégration économique.

  • La détermination de domaines prioritaires d’intégration économique.

Ces domaines sont l’agriculture, l’industrie, l’eau et l’énergie, la santé et l’hygiène, l’instruction publique, les transports et les communications, l’intégration des marchés en vue des échanges commerciaux, la monnaie.

  • La prise en charge d’autres domaines d’intégration économique.

L’intégration économique doit  englober tous les secteurs de développement dont notamment l’environnement et la protection de la nature, les affaires sociales et culturelles (jeunesse, femme, sport, arts et culture), la recherche scientifique et technique, l’aménagement du territoire, les actions de solidarité.
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  • La nécessité de la coordination et de l’harmonisation.

Seule une coordination efficace et cohérente des activités et des programmes de développement économique des Etats membres peut permettre de lutter contre les inégalités de situation et de réduire les disparités, source de dissentiments et de rancœurs.
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  • La critique de la politique d’intégration en matière de production.

L’organisation des échanges commerciaux n’a de sens que s’il y a la production se trouve encouragé et soutenue par une politique d’appropriée. Cette politique est généralement perçue en terme de spécialisation ou de coproduction. La spécialisation verticale de la production ne favorise pas la création de complémentarités industrielles. Elle tend à maintenir l’inégalité dans les échanges et dans le développement. Il faut, en conséquence, leur substituer une stratégie communautaire ou régionale d’intégration de la production.

  • Le financement de l’intégration.

Le financement de l’intégration doit reposer sur l’existence de ressources réelles permanentes et automatiques en croissance régulières et indépendantes des trésors nationaux des Etats membres. Seule une taxe indirecte perçue au cordon douanier sur les produits échangés et qui ne passerait pas par les circuits des trésors nationaux peut répondre à ces critères.
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  • La structure institutionnelle de l’intégration.

Une organisation d’intégration économique a besoin de trois catégories de structure : l’une d’orientation, l’autre de direction et une autre de contrôle.

Parmi les structures d’orientation, on peut retenir :

Le Parlement de l’Union ou de la communauté
La Conférence des Chefs d’Etat
Le Conseil des Ministres
Le Conseil économique et social
Les structures de direction comprennent :
La commission ou un secrétariat général

Les commissions techniques de travail

Enfin les structures de contrôle peuvent comprendre :

La Cour de justice
La Cour des comptes.

  • L’évolution des objectifs et des réductions.

L’évolution doit être perçue comme une méthode de vérification périodique et de rectification pour tendre vers une plus grande performance.

  • Nécessité d’une mystique communautaire.

Afin qu’elle ne soit pas une action…, la participation populaire au processus de l’intégration doit reposer sur une mystique communautaire, c’est-à-dire, la croyance irréversible à l’alternative des ensembles régionaux comme une stratégie de développement crédible et performante.
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